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lundi 1 avril 2019

Manifestation mercredi 3 Avril : Liberté, égalité des droits




Nous voulons des coquelicots à Villepreux : la rencontre habituelle du 1er vendredi du mois à 18H30 est remplacée par le stand des coquelicots et troc aux plantes samedi 6 Avril 
au marché de Villepreux de 10h à 12h30. 



À l'appel de très nombreuse associations dont RESF (la cimade, FASTI, DAL, LDH, Emmaüs, GISTI, MRAP, AIDES,...) et organisations syndicales FSU, CGT, syndicat de la magistrature, SAF, solidaires, CNT, UNEF...

Appel à rassemblements/actions/manifestations le mercredi 3 avril en direction des préfectures dans les régions et du ministère de l’intérieur pour la région parisienne.
Pour la Région Ile-de-France :
 Rassemblement MERCREDI 3 AVRIL à 18H 
PLACE DE LA MADELEINE ,
                                           EGAUX, EGALES, PERSONNE N’EST ILLEGAL
Cette campagne repose sur la même base politique que l’appel original du 18 décembre signé par 250 organisations. Le patrimoine commun d’informations, d’expériences, d’analyses et de revendications se développera par la campagne elle-même.
L’objectif de la campagne est de renverser le mauvais climat actuel dont sont victimes migrant-e-s et sans-papiers et qui gangrène toute la société. Cela passe notamment par une campagne visant à obtenir concrètement des régularisations importantes de sans-papiers.
Le nombre et la diversité des signataires permet d’articuler plusieurs répertoires d’action et de couvrir plusieurs secteurs et de nombreux lieux sur tout le territoire. Là est notre force.
Le collectif des signataires sera présenté comme « Collectif 18 décembre » avec la liste des signataires.
Une demande d’audience a été envoyée au ministère de l'intérieur
 4 semaines thématiques en avril

Du 3 au 9 avril : Ecoles/lycées
Du 10 au 16 avril : Universités
Du 17 au 23 avril : Foyers de travailleurs migrants
Du 24 au 30 avril : Quartiers
Signataires « Collectif 18 décembre » Campagne « Egaux, Egales, Personne n’est illégal ! »

CESP Paris1, CISPM, CSP 17-St Just, CSP59, CSP75, CSP92, CSP93, CSP95, CSP de Livry Gargan, CSP Paris 20, Collectif Schaeffer Aubervilliers, CTSP Vitry, Droits Devant !!, Intégration 21,CGT, CNT, CNT-SO, Emancipation tendance intersyndicale, FSU, SAF, Syndicat de la Magistrature, Syndicat de la Médecine Générale, UEKF, UNEF, Union syndicale Solidaires,100 pour 1 Vienne, Accueil de merde, Accueil des réfugiés dans le Cap, Act For Ref, ActUp-Paris, AC !, Ah Bienvenus Clandestins !, Alternatives et Autogestion 06, AIDES, Artisans du monde 06, Asil accueil 88, Assemblée des blessé-e-s, Association Bread and Roses, Association "Chemins Pluriels", ACORT, ACTIT, Association collégiale l'Aubière (35), ADN, ADTF, AFAPREDESA, AFD International, AFJD, AID, ALIFSI, AMDH-Paris /IDF, AMF, AIDDA, Association Jarez Solidarités, Association Kolone, Anafé, Amnesty international Nimes, Association Pour la Paix en Syrie, APICED, ASEFRR, ASIAD, Association Stop Précarité, ATF, ATMF, ATTAC, Association Unjourlapaix, Auber sans la peur, Autremonde, Bagagérue, BAAM, CMCAS Pays de Savoie, Centre d'Information Inter-Peuples, CRID, Cercle de silence d'Hazebrouck, Cercle Louis Guilloux, CIMADE, Citoyens solidaires 06, Collectif 20eme Solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, Collectif Accueil Migrants Valfleury, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif aide aux réfugiés d'Epone et alentours, Collectif 3 C, Collectif Chabatz d'Entrar, Collectif citoyen Bevera, Collectif Faty Koumba, Collectif Fontenay diversité, Collectif inter-associatif du Livre Noir de St Denis, Collectif Justice & Libertés 67, Collectif Justice et Vérité pour Babacar, CIVCR 94, Collectif JUJIE, Collectif Les Voisins Solidaires de Versailles, Collectif Loire « Pour que personne ne dorme à la rue », Collectif migrants 44, Collectif Migrants 47, Collectif Migrants 83, Collectif Migrants Isère, Collectif migrants bienvenue 34, Collectif Mosellan de Lutte contre la Misère, CNR, Collectif Outils du soin, Collectif poitevin « D'ailleurs Nous Sommes d'Ici », Collectif pour l'avenir des foyers, Collectif pour l'égalité des droits-rive droite 33, Collectif réfugiés du Vaucluse, Collectif respect des droits des étrangers - solidarité migrants Pau, Collectif Romeurope du Val Maubuée, Collectif Rosa Parks, Collectif Sarthois "Pour une Terre plus Humaine", Collectif Solidarité Migrant-es Paris Centre, Collectif Sorbonne Sans Frontières, Collectif de soutien aux migrants de Bégard, Collectif de soutien migrants Nantes, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es, Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor, Collectif Urgence Welcome de Mulhouse, Collectif Vérité et Justice pour Lamine Dieng, Collectif  Vigilance pour les Droits des Etrangers 12ème, Comité d'Accueil 72, Comité Adama, CADTM, CCFD -Terre solidaire 93, CDKF, Comegas, Comité de Soutien aux Migrants du Goelo, CRLDHT, Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants, D'ailleurs Nous Sommes d'Ici 67, DTC, Des Lits Solidaires du Havre, DIEM25, DAL, DIEL, Ecole THOT, Éducation.World 86, EGM 58, EGM de Blois, Emmaüs International, Emmaüs France, FASTI, FCPE Nice, FEP, FETAF, FTCR, Femmes en Lutte 93, Flandre Terre Solidaire, Fondation Frantz Fanon, Football Club Phenix de Versailles, FAL, Fraternité Douarnenez, FUIQP, Grèce France Résistance, GISTI, Habitat et Citoyenneté, ICARE 05, Identité plurielle, Infléchir, IPAM-Cedetim, La Boussole 02, La cabane juridique, LCD, L'Auberge des Migrants, Le Mouvement de la Paix, Le paria, LDH, Maghrébines sans frontières, MAN, MDS, MDDM, MRAP, Mouvement Utopia, Organisation de Femmes Egalité, Paris d’Exil, Planning familial 06, Planning familial de Paris, Réseau AMY, Réseau Chrétien-Immigrés, RESF, REMCC, RESOME, Réseau Euromed France, Réseau européen pour une santé mentale démocratique, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Réseau IDD, Réseau RITIMO, RUSF Paris1, RUSF Paris 8, Romans International, Roya citoyenne, SOS Racisme de la Vienne, Survie, Système B, TADAMOON, Terre des Hommes France, Tous Citoyens!, Tous Migrants, TPC Maison Solidaire, Tunisia Woman, Unaterra74, UJFP, United Migrants, UNRPA Paris, UTAC, Un Toit C’est Tout, Utopia56, Vallées solidaires 06, Vies Volées, Voix des Migrants, Welcome Poitiers, WISE, Yvelines Entraide, ZSP18,Instants Vidéo Numériques et Poétiques, Revue A, Revue VacarmeAL, CGA, Ecologie Sociale, Ensemble, EELV, FA, Génération.s, Livret antiraciste de la FI, Mouvement ECOLO, NPA, PCF, PCOF, PG, PIR, Réfugiés-Migrants FI 35, SKB, Unité Populaire Paris, UPC-MANIDEM,

#PersonneNEstIllegal


mercredi 25 janvier 2017

La solidarité, plus que jamais un délit ?




Pour en finir avec le délit de solidarité

Communiqué de presse
Action collective

Procès d'habitants de la vallée de la Roya « coupables » d'être venus en aide à des réfugiées, avec la menace de lourdes sanctions. Mesures d'intimidation, poursuites - et parfois condamnations - de personnes ayant agi en soutien de migrantes ou de Roms, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux... On assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit.

Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n'adhèrent pas aux politiques de non accueil et de mise à l'écart des migrants, et qu'elles n'hésitent pas pour cela à les assimiler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilées et les exploitent, passeurs et trafiquants en tout genre.

100 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, publient un manifeste par lequel elles entendent dénoncer ces procédés. Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d'actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s'opposer à des politiques qu'on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu'en agent de politiques de fermeture : le droit d'agir en toute humanité.
  

Thibault Soulcié Mediapart 

janvier 2017

                  Bien sûr, la solidarité n'a jamais été inscrite dans aucun code comme un délit.

Cependant, des militants associatifs qui ne font que venir en aide à des personnes en situation de très grande précarité, victimes de décisions dangereuses, violentes, voire inhumaines, se retrouvent aujourd’hui face à la justice.

Avec l'instauration de l'état d'urgence, et dans le contexte baptisé « crise migratoire », on assiste à une recrudescence de poursuites visant à empêcher l'expression de la solidarité envers migrants, réfugiés, Roms, sans-papiers... Au-delà, c'est le soutien à l'ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect, l'expression de la contestation des politiques menées qui est assimilée à de la rébellion et au trouble à l'ordre public.

La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers »,  mais toutes sortes d'autres chefs d’accusation servent désormais à entraver toute action citoyenne qui s'oppose aux politiques mises en œuvre. L'ensemble de ces intimidations, poursuites, condamnations parfois, visent donc bien en fait ce qui constitue de nouvelles formes du « délit de solidarité ».

Dès 2009, les associations de défense des droits de l'Homme et de soutien aux étrangers avaient dénoncé le fait que le délit d'« aide à l'entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière », introduit à l'origine pour lutter contre ceux qui font commerce du trafic et de l'exploitation des étrangers, ait permis au fil du temps de sanctionner les « aidants » d'étrangers sans papiers, même agissant dans un but non lucratif. Si les peines prévues ne sont pas toujours appliquées, une telle réglementation a bien sûr un effet dissuasif sur celles et ceux qui refusent de se soumettre à des politiques hostiles aux étrangers.

La mobilisation associative, à l'époque, a abouti à plusieurs réformes successives, dont celle du 31 décembre 2012 qui a été présentée comme la « suppression » du délit de solidarité. Il n'en est rien ; la nouvelle rédaction des textes se contente de préciser et augmenter les cas d'exemption de poursuites. Outre l'aide apportée à des parents, est autorisée l'aide qui aura seulement visé à « assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger » ou à « préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ». Malgré tout, des personnes ayant manifesté leur solidarité avec des étrangers sans titre de séjour continuent d'être inquiétées - convocations à la police ou à la gendarmerie, gardes à vue, perquisitions, écoutes téléphoniques - voire poursuivies et parfois punies d'amende et emprisonnement.

Dans le même temps, des poursuites ont commencé d'être menées sur la base de textes sans rapport avec  l’immigration.

·       Les délits d’outrage, d’injure et de diffamation, de rébellion ou violences à agent de la force publique sont utilisés pour défendre l’administration et la police contre celles et ceux qui critiquent leurs pratiques ;

·       Le délit d’« entrave à la circulation d’un aéronef », qui figure dans le code de l’aviation civile, permet de réprimer les passagers qui, voyant des personnes ligotées et bâillonnées dans un avion, protestent contre la violence des expulsions ;

·       La réglementation qui sanctionne l’emploi d’un travailleur étranger sans autorisation de travail a servi à inquiéter des personnes qui, hébergeant des étrangers en situation irrégulière, acceptent que leurs hôtes les aident à effectuer des tâches domestiques.

Aujourd'hui, les motifs des poursuites se diversifient toujours plus. Tandis que les poursuites pour aide à l'entrée et au séjour ont repris de plus belle, de nouveaux chefs d'accusation sont utilisés pour condamner les actions solidaires :

·       La réglementation en matière d'urbanisme a été invoquée à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) pour demander la destruction d'abris pour migrants ;

·       Des textes sur l'hygiène ou la sécurité applicables à des locaux ont servi à empêcher des hébergements solidaires à St-Etienne ;

·       L'absence de ceinture de sécurité et d'un siège pour une fillette à bord d'un camion a permis la condamnation d'un aidant à Calais ;

·       L'intrusion dans des zones particulières, interdites pour cause d'état d'urgence, a été utilisée, à Calais également, pour sanctionner le regard citoyen ;

·       Le délit de faux et usage de faux est utilisé pour intimider des personnes qui ont voulu attester de la présence depuis plus de 48h de personnes dans un squat à Clichy ;


Et, de plus en plus, le simple fait d'avoir voulu être témoin d'opérations de police, d'expulsions de bidonvilles, de rafles, peut conduire à une arrestation, sous couvert de rébellion ou de violences à agent.

Ces procédés d'intimidation doivent cesser. Nous affirmons la légitimité du droit de regard des citoyens et des citoyennes sur les pratiques de l’administration, de la justice ou de la police. Nous voulons que soient encouragé·e·s celles et ceux qui se montrent solidaires des personnes en situation de précarité sans se soucier de savoir si elles sont ou non en situation régulière quant au séjour. Nous refusons que les populations visées par des politiques ou des pratiques xénophobes soient privées de soutien.  C'est l'avenir du principe même de solidarité qui est en jeu.


    Différents moyens de participer à la mobilisation du collectif


Apporter la signature d'une organisation (association, syndicat, collectif),
pour rejoindre le collectif

Participer à la journée d'action
le jeudi 9 février 2017
Rassemblements, prises de parole, formation de chaînes humaines
pour proclamer que nous sommes tous « délinquants » et solidaire des étrangers...

À Paris, un rassemblement sera organisé à 10 heures - le lieu, le type d'action et les intervenants seront précisés ultérieurement.

Être tenue au courant de l'activité du collectif
Demander à être abonnée à la liste de diffusion http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/delinquants-solidaires-info


Contribuer à la mobilisation, diffuser de l'info, des textes et photos d'actions de protestation
#DélinquantsSolidaires
en ciblant les messages (par ex. @Place_Beauvau ou @justice_gouv...)
"Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors je suis une délinquante"

S'informer des cas de poursuites passés et en cours


Faire connaître au collectif des cas relevant, directement ou indirectement,
du délit de solidarité
Attention :
Il faut que l’intéressée soit daccord pour que son cas soit mis en ligne, même anonymisé (de fait lanonymat nempêche pas de savoir de qui il s’agit…) ou bien que l'affaire ait déjà été médiatisée.
Les faits essentiels doivent être présentés (circonstances, garde à vue, comparution, décisions...) et avérés. Joindre si possible tout document officiel.







mardi 22 novembre 2016

Projection débat du film CAUSE COMMUNE à Elancourt

               MIGRANT'SCENE, LE FESTIVAL DE LA CIMADE
                          12 novembre - 4 décembre 2016

Dans le cadre du festival Migrant'scène, le groupe 78 de la Cimade vous invite à la projection du film CAUSE COMMUNE
Le jeudi 24 novembre à 20 h au Ciné 7 à Elancourt.
Débat avec  Jean-Paul Bercovici de RomYvelines Triel et RomYvelines Triel e la CIMADE sur l’accueil des migrants et des Roms. 


3 semaines de rencontres, d’échanges et de fêtes ! 

Qu’on soit d’ici ou d’ailleurs, ensemble, on peut construire. Ensemble, on peut avancer. Ensemble, on peut vivre mieux. Des actions collectives, enrichies de toutes nos différences, se mettent en place tous les jours. A contre-courant du discours dominant qui alimente l’hostilité et la peur, le vivre ensemble existe, et cette réalité vécue ouvre de nouvelles perspectives. C’est possible, riche de sens et nécessaire. Et si on partageait nos inspirations et nos initiatives ?
En 2016, le festival Migrant’scène vous ouvre des espaces ouverts de partage, de découverte et de dialogue dans plus de 50 villes en France.