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jeudi 8 octobre 2020

Nous voulons des coquelicots et nous voulons des paysans

La petite équipe qui a lancé le mouvement des Coquelicots se replie. Nous avions annoncé que nous tiendrions deux ans, et nous l’avons fait. Les 1.135.134 signatures récoltées sont désormais entre les mains de l'Etat, par l'entremise de Barbara Pompili, ministre de la transition écologique. Un petit noyau subsiste, au ralenti, qui vous proposera de donner des coups de main ponctuels pour des dossiers aussi passionnants que les pesticides SDHI ou celui des métabolites. Nous gardons l’intention de montrer notre dégoût de la fabrication légale en France de pesticides interdits dans l’Union européenne. Que l’on destine aux gueux d’Afrique ou du Brésil, qui sont nos frères. Une autre aventure commence, qui repose sur la liberté, l’autonomie, l’invention. Nous avons proposé aux groupes locaux des Coquelicots de se transformer en «Nous voulons des paysans». Un texte existe qui demande avec force la sortie en dix ans de l’agriculture industrielle, avec un plan d’action publique exceptionnel.

jeudi 25 juin 2020

Métabolites et eau du robinet



Nos autorités ont soigneusement évité de nous parler de ce que deviennent les pesticides après qu’ils ont été épandus. Or ils changent sans arrêt de structure chimique, car c’est dans leur nature. Quand un pesticide rencontre une plante ou un sol, quand il est au contact de l’eau, quand il fait froid ou chaud, quand il est avalé par une abeille, un oiseau, un ver de terre, il se transforme. Ce processus de dégradation inévitable génère alors ce qu’on appelle des métabolites.


La loi ne fait pas de différence entre pesticide et métabolite: pour le législateur, c’est la même chose. Quand on distribue de l’eau potable au robinet, il ne faut pas dépasser 0,1 microgramme par litre par pesticide (ou métabolite) pris individuellement, et 0,5 microgramme par litre pour tous les pesticides (ou métabolites) retrouvés. Au-delà, on doit stopper la distribution ou obtenir une dérogation, et promettre une solution.



Bien que les connaissances précises manquent, on pense qu’en moyenne, un pesticide pourrait former entre 4 et 10 métabolites.

Où sont les études ? Nulle part. Fondamentalement, nos autorités sanitaires n’ont pas étudié la toxicité des métabolites de pesticides, pourtant omniprésents dans l’eau du robinet. Mais à condition de dépouiller des centaines de sources – un travail très fastidieux -, il est possible de démontrer que les métabolites sont un danger majeur. Notamment au travers d’un phénomène bien connu, appelé bi activation.


Les autorités sanitaires devraient rechercher non seulement les pesticides, mais aussi leurs métabolites. Et les additionner dans leurs calculs pour vérifier si les limites de qualité (0,1 et 0,5 microgrammes) sont respectés. Elles ne le font pas: ne sont recherchés, dans le meilleur des cas, que moins de dix métabolites sur des milliers possibles.

Le ministère de la Santé, via la direction générale de la Santé, n’a qu’un but : faire oublier l’existence de ces milliers de substances dans les eaux superficielles, les nappes souterraines, dont une fraction inconnue se retrouve dans l’eau du robinet. Car les chercher, c’est les trouver, et les trouver, c’est faire exploser le système de distribution d’eau potable en France.
Le ferait-on que les limites de qualité seraient explosées dans de très nombreux points du territoire, créant ipso facto un crise sanitaire d’ampleur. Est-ce la raison pour laquelle on ne prend pas en compte les métabolites?
Ce qui signifie que l’on viole impunément la loi française dans toute la France.
 Le système des pesticides montre une fois de plus qu’il est irresponsable et incontrôlable.

https://www.anses.fr/fr/content/surveillance-de-la-qualit%C3%A9-des-eaux-de-consommation-et-protection-de-la-sant%C3%A9-humaine-l

http://www.eau-seine-normandie.fr/sites/public_file/inline-files/M%C3%A9tabolites_des_pesticides.pdf

vendredi 22 mars 2013

La Semaine pour les alternatives aux Pesticides



 La Semaine pour les alternatives aux Pesticides est une opération nationale et internationale annuelle ouverte à tous visant à promouvoir les alternatives aux pesticides.

Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur les alternatives au travers de centaines de manifestations partout en France et dans 15 autres pays.



Illustration générations-futures

Des ateliers sont proposés dans les Yvelines :
23/03/2013 à 10 h 00 min
Compostage de nos déchets
Plaisir 78
23/03/2013  à 14 h 30 min
Amendement des sols et création d'une pelouse
Ablis 78
06/04/2013 de 14 h 00 min à 17 h 00 min            
Atelier sur le bois raméal fragmenté (BRF)
Guyancourt 78
06/04/2013 de 14 h 00 min à 17 h 00 min            
Les associations de plantes, Villennes sur Seine 78
06/04/2013 de 14 h 30 min à 17 h 00 min            
Atelier sur le compostage
Saint Arnoult en Yvelines 78


Bourdon à Villepreux 

Nous  devons tous agir pour nous passer de pesticides cette semaine mais aussi le reste de l’année!

mardi 31 juillet 2012

Protéger l'environnement dans nos jardins



                        Les préfectures autorisent actuellement de nombreuses dérogations à l'interdiction d'épandage aérien de pesticides inscrite dans la loi Grenelle 1. Un syndicat l’UNAF (Union National Apiculteur Français) et de nombreuses associations demandent "une réelle interdiction" des épandages aériens.

Les jardins particuliers représentent la plus grosse proportion (2/3) des usages non agricoles de pesticides : usage de fongicides, insecticides et herbicides sur les allées, terrasses, pelouses, fleurs, potagers, arbres et arbustes, plantes de la maison. Ces produits dangereux pénètrent aussi dans les habitations.
C’est pourquoi nous vous proposons quelques recettes maison pour jardiner tout en respectant votre santé, les auxiliaires du jardin et la nappe phréatique. Progressivement l’équilibre s’installera au jardin et vous pourrez laisser faire la nature… 

Les insecticides du commerce conventionnels et biologiques tuent tous les insectes y compris les insectes auxiliaires contrairement à ces préparations gratuites.

Abeille butinant une fleur de céanothe

Pucerons : 3 cuillères à soupe de savon noir ou savon liquide par litre d’eau, une pulvérisation suffit. Traiter uniquement lors de grosses infestations au printemps puis laisser faire les insectes auxiliaires (larves et adultes de : coccinelles, perce oreille, carabe, chrysope)
Plante auxiliaire : Les capucines attirent les pucerons et les fleurs se mangent.
Eveil  des coccinelles au printemps 2012 sur une clématite 

Cochenilles (petites cupules plates de différentes couleurs, collées sur les tiges) : 3 cuillères à soupe d’huile de table + 1 cuillère à soupe de savon noir par litre d’eau. Bien pulvériser sur le dessus et le dessous des feuilles. Renouveler si nécessaire tous les 5 jours jusqu’à disparition des bestioles. 
Cochenilles


 Décoction de prèle. 100 grammes de feuilles dans 1 litre d’eau. Faire bouillir 30 minutes. Pulvérisation diluée à 20%. Reminéralisant et contre la rouille, (champignon à pustule orange)  à pulvériser sur le feuillage.




La prèle pousse naturellement dans nos jardins 


Purin d’ortie : 1 kilo de feuilles pour 10 litres d’eau,
4 jours de macération  : répulsif contre les insectes (dilution à 10%)
15 Jours de macération : engrais (dilution 20%)
fortifiant et anti-puceron (dilution à 5% sur les feuilles)
Attention à bien respecter les doses pour ne pas brûler les végétaux !
Après filtration le produit se conserve un an au frais dans un bidon.


Contre les limaces : utiliser une barrière de cendres, de coquilles d’œuf concassées, ou du phosphate ferrique (anti limace bio non toxique pour les animaux). 


Fabriquer un piège à limace: couper le haut d’une bouteille plastique en gardant le bouchon, enterrer au niveau de la terre et remplir avec de la bière sans alcool afin de ne pas saouler les hérissons.
Hérisson hibernant dans un sac de fumier 
Bébé hérisson, Juillet 2012

Moucherons sur les plantes ou les fruits dans la maison : Disposer des branches de laurier sauce frais, renouveler dès que les branches sèchent si nécessaire.


Réserves d’eau de pluie
Cuve plastique protégée par des  bambous
Réserve d'eau de pluie avec une lasure sombre  
Pour éviter la fermentation, l’eau de pluie doit être protégée de la lumière : utiliser une cuve de couleur sombre ou  couverte d’une protection. Un petit bout de parpaing placé dans le fond corrige les pluies acides.

Le composteur
Alterner les déchets secs carbonés 50%  (brindilles, feuilles, carton et papier non colorés)
et les déchets humides azotés 50% (tonte de gazon, épluchures).
Aérer et brasser régulièrement.
Surveiller l’humidité en pressant une poignée de compost dans la main, quelques gouttes doivent couler et le compost  doit rester compact.
 (Un filet d’eau coule : trop humide, les déchets ne se collent pas : trop sec)
Ne pas confondre la larve de cétoine, amie du compost avec la larve de hanneton qui mange les racines. Un moyen simple pour ne pas les confondre :
larve de hanneton
- larve de cétoine : grosse tête et petit Q.
- larve de hanneton : petite tête et gros Q.


Cétoine adulte