mardi 25 septembre 2018

Conférence : Pour une insurrection écologique des consciences


                       Conférence Jeudi 4 octobre 2018 à 20h45


Alain Ricaud oeuvre depuis longtemps pour la transition énergétique. Il est chef d'entreprise et vit en Savoie; après quinze ans dans la direction de filiales de grands groupes, il a fondé et dirigé pendant vingt ans le bureau d'études solaires Cythelia. Il explique, dans son commentaire, les initiatives qu'il a prises dans l'entreprise, pour la réorganisation du travail et la participation de tous. Il se concentre sur les aspects scientifiques et sociopolitiques de l'encyclique et propose, en homme de terrain, des actions à l'usage de tous.








samedi 22 septembre 2018

Mobilisations contre l'urbanisation intensive de Villepreux




Nous vous proposons un article de l' ADVV

VILLEPREUX ou la BETONNEUSE EN ACTION !

Tous les sept ans en France, l’équivalent de la surface d’un département est coulé… sous le
béton. Des milliers d’hectares d’espaces verts et de terres agricoles disparaissent au profit
de lotissements, de zones industrielles et commerciales, d’infrastructures routières.
Les villes environnantes (Les CLAYES SOUS BOIS, PLAISIR) en sont ainsi de parfaits
exemples de cette frénésie de construire à tout prix, de détruire pour reconstruire (le centre
commercial de PLAISIR en est ainsi une illustration symbolique).

Villepreux pendant des décennies a résisté à l’envahisseur (le promoteur immobilier). Les
différents édiles qui se sont succédés ont voulu tout en construisant de nouveaux quartiers
(la HAIE BERGERIE, le PRIEURE, le VAL JOYEUX, et le TRIANON) préserver une qualité
de vie privilégiant une ville ’horizontale (zone pavillonnaire) par rapport à une ville verticale
(Immeubles de grande hauteur), ayant pour seule ambition de construire des logements
entourés de verdure. Bref une Ville à la Campagne !

C’était le choix d’élus responsables conscients que les Villepreusiens avaient choisi
Villepreux pour cet écrin végétal qui fallait coûte que coûte conserver et bien avertis qu’il ne
fallait pas céder aux sirènes des promoteurs immobiliers dont l’objectif est de construire sans
vergogne pour entasser un maximum de profits.

Le quartier du TRIANON, qui s’est fait par petites tranches successives est ainsi une
réussite, élus, constructeurs et habitants impliqués dans le cadre d’une ZAC (zone
d’aménagement concerté) s’étant entendus pour créer cette mixité sociale, mêlant
logements sociaux , appartements, maisonnettes et maisons de plus grande taille, un parc
de verdure étant même aménagé à l’entrée du quartier, des routes larges permettant la
circulation dans les deux sens , tout cela dans un environnement bien arboré.
Ce quartier s’est construit en 20 ans. Par petite touche, le dernier mot revenant toujours aux
élus locaux et aux habitants et non aux promoteurs.

Force est de constater que ce temps est révolu, le PUP étant passé par là favorisant la
construction de quartiers de manière anarchique sans réelle concertation, l’humain et sa
qualité de vie passant au second plan. Le moindre mètre carré est ainsi utilisé pour
construire, construire maisons et immeubles, interdisant une circulation dans les deux sens
faute d’espace, ne mettant pas à la disposition des riverains des places de parking en
quantité suffisante, bétonnant, bétonnant sans créer de véritables espaces de rencontre !
Une ville à la campagne devenue ainsi une cité dortoir, sans âme, sans vie !

C’est comme cela que le quartier les Hauts du Moulin 1 est sorti de terre en moins de deux
ans !
C’est comme cela que le quartier les Hauts du Moulin 2 va sortir de terre d’ici un an et demi !
Car à VILLEPREUX cela bétonne dur !

Plus de 1000 logements sont soit en construction, soit en projet.

Projet en cours de livraison
Quartier Mairie –100 logements construits par la Franco-Suisse livrés au dernier trimestre 2018 ;
Projets en cours de construction
-GREEN LODGE 2 ,  Kaufman and Broad (quartier du Haut des Moulins) 490 logements livrables second semestre 2019
-Projet immobilier au Val Joyeux de 123 logements livrables en 2020.
Projets immobiliers en cours d’étude
-projet de construction de 100 logements sociaux en lieu et place des bulles du gymnase du TRIANON.
-Projet en cours d’étude sur le triangle situé en face  du collège et du centre sportif MIMOUN avec la construction de 250 logements.

Et nous passerons sous silence les projets immobiliers qui peuvent ici et là être déposés, les modifications du PLU étant passés par là !
Si la « messe » est dite concernant les deux premiers projets, vous pouvez agir concernant le dernier  projet immobilier en cours d’étude et participer à la concertation mise en place par les services de la CASQY (communauté d’agglomération de St Quentin) depuis quelques mois.
Cet espace vous le connaissez, il s’étend du gymnase Mimoun à la Poste englobant ainsi ce triangle de verdure situé en face du collège et le parc de verdure du TRIANON longeant la route départemental. Vous y passez devant tous les jours, à pied, à voiture ou à vélo !
Ce sont 7 hectares à aménager et il incombe aux Villepreusiens de décider de l’orientation que l’on doit donner à cet espace. Posez-vous quelques instants ! Prenez le temps de réfléchir !
Pour vous y aider, nous vous invitons à lire cet extrait paru récemment dans la revue du conseil départemental et mis à l’honneur sur son site internet.
« Des moutons à la place des tondeuses, des jardins partagés, des écoquartiers avec des toits végétalisés, des aménagements paysagers pédagogiques, une gestion de l’eau écologique… La nature émoustille les villes où les habitants la réclament. Le bétonnage de l’urbanisation galopante a fait long feu.

Depuis de nombreuses années, le Conseil départemental encourage un développement équilibré de son territoire pour répondre à la fois aux besoins des habitants en matière de logements et de transports mais aussi à la nécessité de préserver les espaces naturels de son territoire. Objectif : favoriser la biodiversité, encourager une agriculture de proximité et renforcer la qualité de vie et l’attractivité des Yvelines, le poumon vert de l’Île-de-France. ».
Maintenant posez-vous de simples questions ?

Faut-il construire à tout prix des logements ? Pourquoi ne pas privilégier la valorisation de cet espace pour créer un jardin, des  espaces de rencontre, pour les jeunes et moins jeunes, favorisant les échanges entre les différents quartiers situés à proximité (TRIANON, HAUTS DU MOULIN, PRIEURE, HAIE BERGERIE) ? Pourquoi ne pas proposer des services de restauration (brasserie, café) redonnant de la vie à notre Ville ? Vous avez d’autres idées ! Venez les partager avec les Villepreusiens qui planchent déjà depuis quelques mois ? Villepreux est l’affaire de tous et de vous plus particulièrement !
A vous de jouer !
http://www.advv.fr/


DOCUMENT ATTICA concertation 

Des Villepreusiens se sont auto-organisés pour continuer pendant l'été, le travail de concertation sur l'aménagement du secteur Trianon - Ex Rd98.
Cette démarche se veut constructive et s'inscrit dans le seul intérêt général. Elle est guidée par ce que nous pouvons imaginer être le mieux pour le devenir de notre ville et de sa vie locale.
Si comme nous vous souhaitez réfléchir à l'aménagement et l'urbanisation programmés de Villepreux et en comprendre les enjeux avant qu'il ne soit trop tard, n'hésitez pas à venir les rencontrer et partager des réflexions.
 INSCRIPTION maling liste du collectif

Document OAP RD 98


Gazette SQY



vendredi 31 août 2018

Forum de la vie associative et économique à Villepreux

        
                   Retrouvez-nous Samedi 8 Septembre 
                          Bulle 1 - Stand  37


Forum 2017

mardi 21 août 2018

Bétonnage : Le dérèglement du cycle de l’eau et du climat à Villepreux


Document France liberté
 Rappel : On pouvait lire dans le projet du maire Stéphane Mirambeau en 2008 :

« Notre projet politique pour la ville en matière économique, sociale et environnementale impose l'élaboration d'un Plan Local d’Urbanisme, qui sera le principal document de planification de l’urbanisme communal.
Celui-ci sera associé à une démarche « Agenda 21 local », qui définit ce qui doit être fait
localement pour le XXI siècle en terme de développement durable.
Le point incontournable de notre démarche sera la concertation.
Un cadre de vie séduisant et respectueux.
Notre cadre de vie est un privilège. Nous devons le préserver et l’embellir en respectant
l’environnement et les habitants. »
« Un projet de ville, un projet de vie, page 6  »

Depuis 10 ans monsieur le maire fait le contraire et bétonne la ville !

L’équilibre du cycle de l’eau est fragile. En modifiant le cycle local de l’eau, c’est le microclimat que l’on perturbe, ce qui participe par extension au renforcement du changement climatique. Sur des sols nus, secs, « encroutés » ou, en ville, imperméabilisés, l’eau ne s’infiltre plus dans la terre mais ruisselle à sa surface. L’accélération du ruissellement des eaux de pluie sur le sol et la diminution de l’évaporation et de l’infiltration qui en découle affectent négativement la recharge des nappes phréatiques et des cours d’eau. L'approvisionnement en eau du cycle local de l'eau est ainsi diminué.

Lorsque l’eau vient à manquer dans les sols et dans l’atmosphère, des conditions thermiques extrêmes prédominent. Les températures locales augmentent et de véritables bulles de chaleur, connues sous le nom d’îlots de chaleurs urbains, se créent au-dessus des villes. Les vents, dont la direction et l’intensité sont influencées par les variations de températures,
se déplacent différemment, tout comme les nuages. La fréquence et l’intensité des précipitations sont ainsi bouleversées, et c’est tout le microclimat qui se trouve modifié. Ces changements climatiques à petite échelle s’additionnant les uns aux autres, c’est en fait un dérèglement global du cycle de l’eau et du climat qui est provoqué et/ou accentué !

L’urbanisation, en artificialisant et en imperméabilisant les sols, contribue pour beaucoup à la dégradation du cycle de l’eau, détruisant au passage les microclimats.
On estime qu’en France, l’artificialisation des terres recouvre un territoire de la taille d’un département tous les sept ans. Ce phénomène est par ailleurs fortement émetteur de gaz à effet de serre : on estime qu’il est responsable de 20 % de toutes les émissions nationales, soit 100 millions de tonnes de CO2 émises chaque année.

L’assainissement et ses réseaux, sous leur forme standard, ne permettent pas aux eaux usées, même lorsqu’elles sont traitées, de s’infiltrer dans les sols et de réintégrer le cycle local de l’eau. Les eaux des toitures et des rues imperméabilisées sont directement conduites par les réseaux d’assainissement aux stations d’épuration puis rejetées dans les rivières puis
les mers et océans, quittant les cycles locaux de l’eau. La ville rejette ainsi son eau plutôt qu’elle ne l’intègre.

Les villes affectent aussi le cycle de l’eau en faisant des prélèvements massifs dans les nappes et les rivières pour répondre aux besoins en eau potable de leurs habitants. Certaines villes, après avoir épuisé les ressources en eau disponibles, se trouvent désormais obligées d’importer de l’eau depuis des régions éloignées, comme c’est le cas pour Los Angeles ou Pékin.
L’urbanisation, associée à la déforestation et à la disparition du couvert végétal, modifie les conditions microclimatiques du territoire d’origine, favorisant l’apparition d’îlots de chaleur urbains aux températures dangereusement élevées.
Document  France liberté


Les alternatives
Pour rétablir les microclimats et pleinement intégrer les villes et les espaces urbanisés au bon fonctionnement du cycle local de l’eau, il est nécessaire de mettre en place des dispositifs permettant à l’eau de pluie de rester dans le cycle et de ne pas quitter les bassins versants, mais aussi de traiter les eaux usées pour qu’elles puissent s’infiltrer sur place.
Pour que les précipitations gardent leur rôle clé dans le cycle local de l’eau, il faut restaurer les espaces naturels où elles peuvent tomber, s’écouler et s’infiltrer. Il s’agit de
« désimperméabiliser » les villes et d’y faire revenir la nature
La circulation de l’eau à ciel ouvert en ville permet de lutter contre la chaleur urbaine, puisque les cours d’eau absorbent une partie importante de la chaleur atmosphérique. A l’intérieur même des bâtiments, l’eau de pluie peut être collectée pour créer des petits chemins d’eau et assurer une climatisation naturelle, ce qui permet aussi d’économiser de l’énergie par rapport à un système de climatisation classique. Les possibilités de réutilisation de l’eau de pluie sont d’ailleurs multiples, puisqu’elles peuvent aussi servir, une fois récupérées, à assurer le fonctionnement des toilettes (de même que les eaux provenant des douches, baignoires, lave-linges et cuisines).

Le cycle local de l’eau en milieu urbain est très lié à la gestion des systèmes d’assainissement. La phytoépuration constitue une bonne alternative au système d’assainissement du tout-à-l’égout. Il s’agit d’un système de traitement des eaux usées utilisant des processus naturels issus d’une combinaison entre végétaux, sol et micro-organismes et prenant place au sein d’une zone humide artificiellement créée. Grâce à la phytoépuration, les eaux usées sont traitées écologiquement et n’ont plus à sortir du cycle de l’eau.

Gardons le puits de captage du Corzatier disponible pour les générations futures




Crédit documents : France liberté Fondation Danielle Mitterrand eau climat
http://www.coalition-eau.org/

dimanche 19 août 2018

Du béton ou un éco-quartier à Villepreux ?


Ce projet d’urbanisation intensive de la zone de l'ex RD 98 au Trianon ne répond pas aux attentes des habitants, exprimons nous sur l'aménagement de ce quartier. 
La deuxième consultation des habitants aura lieu le 13 Septembre 2018

La démarche ÉcoQuartier vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, de construire et de gérer la ville durablement. Elle concerne tous les types de projets : neufs ou de renouvellement urbain, rénovation de quartiers sensibles, opérations dans de grandes agglomérations ou dans des contextes périurbains et ruraux, en France métropolitaine comme à l’Outre-mer.

Un ÉcoQuartier est un projet d’aménagement multifacettes qui intègre tous les enjeux et principes de la ville et des territoires durables :
  • le pilotage et la participation : les ÉcoQuartiers sont des projets collectifs. Parce qu’ils doivent répondre aux besoins de tous, leur gouvernance mobilise tous les acteurs de la ville, du citoyen à l’élu, et doit proposer les outils de concertation et de suivi pour garantir la qualité du projet dans la durée et à l’usage ;
  • la contribution à l’amélioration du quotidien, par la mise en place d’un cadre de vie sain et sûr pour tous les habitants et usagers de l’espace public ou privé, et qui favorise le lien social ;
  • la participation au dynamisme économique et territorial, grâce à la mixité fonctionnelle et sociale et à une offre adaptée de mobilité propice au développement d’alternatives à la voiture individuelle ;
  • la promotion d’une gestion responsable des ressources et de l’adaptation au changement climatique, intégrant les préoccupations liées à la place de la nature en ville.
  • Un ÉcoQuartier vise à faire émerger parmi ses habitants des modes de vie fondés sur la prise en compte des ressources locales.

Affiche SQY modifiée par ADSV


Recommandations du département des Yvelines

Un eco-quartier pour quoi faire ?
Promouvoir une nouvelle façon de concevoir le développement en conciliant urbanisation et qualité de vie. L’objectif est, par le mode de fabrication et de gestion de la ville, d’apporter des solutions concrètes aux enjeux posés par l’étalement urbain, l’épuisement des ressources naturelles, l’appauvrissement de la biodiversité, le réchauffement climatique, les inégalités sociales et économiques.
Comment ?
Il s’agit d’une nouvelle façon de concevoir la ville, innovante, participative avec pour exigence la performance sociale, économique et environnementale.

Le processus :
  • Associer les usagers (habitants, travailleurs, enfants) dès la conception et les rendre acteurs de la realisation.
  • Promouvoir la concertation pour obtenir un choix partagé de l’aménagement .
Des usages multiples dans un cadre de vie de qualité :
  • Privilégier une forme urbaine compacte, dense
  • S’inscrire dans le contexte géographique, urbain, environnemental et patrimonial ;
  • Promouvoir des modes de vie solidaires et responsables.
Une conception globale du projet d’aménagement :
  • Favoriser la mixité fonctionnelle entre logements, activités, équipements et espaces publics, à l’échelle du quartier voire des bâtiments ;
  • Réduire la dépendance à l’automobile et apporter une offre de transport alternatif ;
  • Valoriser les relations physiques et fonctionnelles entre l’urbain et les espaces naturels et agricoles ;
  • Concevoir des espaces publics pour aider le « vivre ensemble » et la mixité sociale ;
Une excellence environnementale :
  • Développer une gestion responsable des ressources : eaux, énergie, déchets.
  • Diversifier les ressources énergétiques et s’appuyer sur les ressources locales.
  • Préserver la biodiversité, restaurer et valoriser la nature en ville.