jeudi 11 octobre 2018

Mutuelle obligatoire : une bombe à retardement.



La mutuelle obligatoire pour les salariés, présentée comme une avancée sociale, est, en réalité, une forme de privatisation de la sécurité sociale, qui a pour origine une obsession, la baisse des prélèvements obligatoires. En effet, l’Etat délègue aux entreprises une partie du financement ainsi que la charge de vérification que tous les salariés ont bien une mutuelle. 
Un accord avec les syndicats est aussi nécessaire : toutes ces conditions permettent de ne plus compter comme "prélèvement obligatoire" les cotisations pour les mutuelles, alors qu’elles sont pourtant, justement, "obligatoires"!

Pourtant, la Sécurité Sociale à la Française a plusieurs avantages car les cotisations sont obligatoires et proportionnelles aux salaires. Etant obligatoires, il n’est pas nécessaire d’avoir des vendeurs, contrairement aux assurances privées qui ont des frais commerciaux (publicité, démarchage, réseau de vente). De plus, les assurances, pour être rentables, doivent calculer des cotisations en fonction du cout de chaque assuré (le risque), donc, elles doivent segmenter la population en plusieurs catégories de niveau de risque équivalent et calculer au mieux le montant de cotisation pour chaque catégorie, ce qui nécessite de puissants moyens statistiques et des salariés très spécialisés pour ces calculs (actuaires).

Par exemple, les personnes âgées, qui nécessitent des soins médicaux plus fréquents et plus couteux que d’autres catégories de population, vont payer plus cher que d’autres catégories. Avec une assurance privée, plus de solidarité entre générations et entre toutes les catégories de population, alors qu’avec la sécurité sociale, les riches cotisent pour les pauvres.

Or, la mutuelle "obligatoire" n’est financée, que partiellement par les employeurs et uniquement pour les salariés en activité. C’est donc, pour les retraités, la double peine : plus de participation des employeurs et augmentation de la cotisation pour une assurance (qui n’a de mutuelle que le nom) qui devient facultative donc plus chère.

Petite précision sur le mode de fonctionnement d’une mutuelle, ou assurance privée : tant que la cotisation est "obligatoire", elle n’est, en général, plus proportionnelle au salaire mais peut être la même pour tous les salariés, mais, dès qu’elle devient facultative, elle va tenir compte du risque donc sera plus chère pour les séniors.

Avec Macron le matraquage des personnes âgées devient flagrant, mais il avait déjà commencé sous Hollande, avec cette mutuelle obligatoire, même si ça ne semble pas encore avoir été bien compris.


lundi 8 octobre 2018

'LIVRES ET RENCONTRES' octobre 2018 à la librairie JMS

 La Librairie JMS, entreprise coopérative, lieu culturel et d'échanges, vous propose deux rencontres en Octobre







Parc Montaigne
3 Avenue Jean Perrin, 78330 Fontenay-le-Fleury


samedi 6 octobre 2018

Les premiers amis des coquelicots de Villepreux!





Répondant à l’appel « nous voulons des coquelicots «  des habitants se sont réunis hier soir devant la mairie de Villepreux pour réclamer l’interdiction totale des pesticides. 


Nous vous donnons rendez-vous dès à présent
 le vendredi 2 novembre.

Les amis des coquelicots seront ce soir là dans la lumière : apportez vos lampions, lanternes, lampes solaires... 



Communiqué  du  vendredi 5 octobre 2018

Etes-vous dix ce soir, ou cent, ou mille ? Quel que soit votre nombre, recevez de l’association « Nous voulons des coquelicots » un vibrant merci. Ou mieux, comme on dit ailleurs, un abrazo, c’est-à-dire une étreinte, une accolade. Notre mouvement est avant tout celui d’humains parlant à d’autres humains, sur un ton différent de celui des langues de bois habituelles. Notre mouvement est celui de la vie en marche, et rien ne l’arrêtera plus.
Nous vous devons quelques explications. Nous ne savons plus, nous ne voulons plus savoir comment tout a commencé. Et c’est très bien, car tout ce qui se crée autour de nous appartient aussitôt à tout le monde. Disons que nous avons été saisis, emportés par le besoin d’agir enfin, sans chefs ni argent, simplement parce que nous n’avons plus le temps. Nous savons, et vous savez, que de merveilleuses formes vivantes sont envoyées au tombeau par la dissémination des pesticides.
Inutile de trop insister, car si vous êtes là, c’est que vous en savez autant que nous. Mais nous voulons dire l’obligation qui nous est faite d’unir toutes les forces sociales, et morales, disponibles. Nous prônons un sursaut. N’ayons pas peur des mots : nous souhaitons un sursaut historique qui montrera enfin à qui gouverne que cela ne peut plus durer. Ce qui est en jeu est sacré, et ne saurait être négocié avec qui que ce soit. Nous sommes et nous serons chaque jour un peu plus le peuple, celui qui dans un pays démocratique fait la loi.
Tant de désillusions parsèment le chemin de la liberté. Sincèrement, nous n’avons plus l’espoir que la solution puisse surgir de la politique classique. Toutes les tendances ont accepté ou défendu l’invasion du monde par les pesticides. Nous en sommes encore à discuter de l’interdiction du glyphosate, alors qu’une toute nouvelle étude montre que ce poison de Monsanto s’attaque aussi, comme les néonicotinoïdes, interdits depuis le 1er septembre, aux abeilles. La vérité, qui l’ignore encore ? L’industrie des pesticides se renforce d’année en année malgré les preuves du crime, et trouve assez d’appuis dans l’administration de l’Etat français pour commercialiser trois molécules quand une seule est interdite.
Amis des coquelicots, avez-vous entendu parler des SDHI, ces pesticides utilisés massivement sur le blé des plaines ? Non, probablement. Des scientifiques de l’Inra, de l’Inserm, du CNRS pensent qu’ils sont la cause de très graves maladies chez les enfants et les adultes. Combien faudra-t-il de morts ? Un million, cinq, dix ?

Mais notre Appel ne s’intéresse pas seulement aux hommes. Tout ce qui est vivant est désormais contaminé, et menacé. Les oiseaux, les insectes dont nos sublimes abeilles, les papillons, les eaux. Est-ce possible ? En tout cas, c’est devenu insupportable. Et parce que c’est devenu insupportable, il faut se lever. Sans plus attendre une seconde.

La mobilisation que nous menons avec vous n’a pas de précédent. Cette ruse est souvent utilisée pour mobiliser les troupes, mais nous pensons en effet que nous créons une coalition toute nouvelle. Ce mouvement nous oblige tous à sortir de ce que nous sommes d’habitude. Oui, il faut un peu s’oublier. Trouver du temps et de l’énergie pour une cause supérieure à nous tous. C’est compliqué, c’est évidemment difficile, mais nous vous le disons sans hésiter : sans un mouvement personnel, constant, héroïque - lâchons le mot -, l’Appel des coquelicots apparaîtra demain comme une dérisoire tentative.
Notre objectif est limpide : forts de 5 millions de soutiens, nous contraindrons nos gouvernants. Comment ? Nous aurons l’occasion d’en reparler, mais soyez certains que nous avons beaucoup à dire sur la question. Au-dessous, nous en resterions à une pétition, que nous considérons comme une antithèse de notre Appel.



L’Appel des coquelicots est en effet un Appel à, l’action et retenez-bien ces mots : le 5 octobre n’est que le premier de 24 rendez-vous mensuels. Même si le premier n’est pas à la hauteur de nos espérances communes, comprenez que nous allons tous apprendre. En octobre 2020, nous serons des millions devant les mairies de France. Et bien avant cela, vous tous, individus et comités divers, vous aurez trouvé, imaginé, créé des milliers d’événements de toute taille, de toute sorte, en soutien à notre Appel commun.

Amis des coquelicots, tout - rigoureusement tout - repose sur vous. Vos idées et enthousiasmes, vos poèmes, vos cris, vos amis, vos enfants, votre joie de vivre. 
Le site nousvoulonsdescoquelicots.org en rendra compte autant qu’il nous sera possible. Amis des coquelicots, votre présence est un bonheur. On vous embrasse. Nous allons gagner.


L’équipe de « Nous voulons des coquelicots ». https://nousvoulonsdescoquelicots.org/a-vous-tous-amoureux-des-coquelicots/