dimanche 16 juillet 2017

Roms des Yvelines : expulsion imminente



La commission européenne  a déclaré en 2010 :
« Les Roms qui vivent dans l’union européenne sont des citoyens de l’Union et ont, à ce titre, les mêmes droits que tout autre citoyen »

Belle affirmation de principe que la réalité quotidienne bafoue tous les jours, toutes les minutes.
Partout les Roms sont rejetés, discriminés, expulsés.
Parlons du bidonville de Triel sur Seine où vivent des familles Roms de Roumanie.

Le collectif Romyvelines composé de plusieurs associations appuyés par des syndicats, des partis politiques s’est constitué en 2008 afin d’accompagner, de soutenir ces familles.
·       Contre les expulsions du territoire (recours souvent gagnés en justice)
·       Pour l’accès aux droits : scolarisation de tous les enfants, (à noter qu’il y a tout juste 3 ans les pouvoirs publics ont enfin mis en place un bus scolaire, réclamé depuis des années par les associations pour amener les enfants dans les écoles de Triel) accès aux soins, droit au séjour, demande de logement ou d’hébergement
·       Contre les préjugés (fête sur le terrain, diverses expos, animation de films etc.)
·       Pour tenter, hélas en vain, d’améliorer les conditions de vie sur le terrain qui n’ont jamais abouties : pas d’eau, électricité très précaire, ramassage d’ordures inadapté et insuffisant.

Vue du premier campement


En 2012 en application de la circulaire du 26 août 2012 le sous-préfet de St Germain a mandaté l’opérateur social le PACT, (aujourd’hui SOLIHA) pour en un 1er temps un diagnostic social suivi d’un accompagnement social dans le cadre d’une MOUS (maitrise d’œuvre urbaine et sociale).
En 2013 l’opérateur social a dressé une liste des personnes qu’elle prenait en charge.

A noter que des membres du collectif Romyvelines ont continué les permanences instituées depuis 2008 d’abord selon les demandes puis à partir de 2011 toutes les semaines dans un mobil home aménagé par le secours catholique partenaire très actif sur le terrain.

En même temps les familles étaient enfin soulagées de la crainte quotidienne de l’arrivée de la police avec OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français).

Cet accompagnement a permis à la majorité des personnes de trouver un emploi ou une formation et ainsi à de nombreuses familles d’accéder à un logement (27 familles logées de 2014 à 2017; 5 autres vont emménager dans les semaines qui viennent).

Il a également permis aux enfants du bidonville de suivre une scolarité quasi-normale de la maternelle au collège, et même à quelques un(e) s d'entrer en lycée.

Fin 2016 n’ayant plus de budget pour financer la MOUS (La Maîtrise d’Ouvre Urbaine et Sociale a pour objectif de promouvoir l’accès au logement des personnes et familles défavorisées). La préfecture a décidé de l’arrêter et aussi de démanteler le terrain. Parallèlement le préfet de région a mandaté la plate-forme AIOS (Accueil, orientation, information et suivi) pour accompagner les personnes non suivies par SOLIHA (Solidaire pour l’habitat) avec un nouveau diagnostic social et l’assurance d’un accompagnement individuel où ils se trouvent.


Vue du deuxième campement


A ce jour l’épée de Damoclès vient de tomber : Le bidonville sera évacué dans la semaine du 24 au 28 juillet, cette précision nous est donnée par le sous-préfet.

Le collectif Romyvelines reconnait l’effet positif de l’action de la préfecture des Yvelines par l’intermédiaire des 2 sous-préfets successifs de St germain qui ont permis pendant 5 ans la stabilisation des familles l’accès au logement pour environ 30 d’entre elles et la promesse pour toutes celles ayant un emploi. Cette réalité met à bas les affirmations de certains élus qui ont osé déclaré que les Roms « n’avaient pas vocation à s’intégrer ».

Il regrette que l’évacuation se fasse avant que l’entrée dans un logement de toutes les personnes « éligibles » ne soit effective (ce qui peut demander plusieurs mois) et qu’elles soient dans l’obligation d’accepter un hôtel : un coût exorbitant pour la société et un logis incompatible pour les familles avec des enfants.

Il regrette que la demande initiale de trouver un terrain à aménager pour toutes les personnes qui ne pourront pas avoir un logement pour diverses raisons ne soit pas réalisable ?

Il proteste qu’ainsi au moins 70 personnes vont se retrouver après 2 ou 3 nuits d’hôtel dans la rue.

Il regrette que les élus des communes, du conseil départemental ne se sentent pas concernés par ce drame qui s’annonce.

Il est à noter que d’après M. le sous-préfet nous sommes le seul département où le financement de la MOUS n’ait été pris en charge que par l’Etat, aucune collectivité locale n’a accepté d’y participer contrairement à ce qui se fait dans d’autres départements.

Nous rappelons si besoin en est qu’il s’agit d’êtres humains, d’enfants que l’on est en train de détruire (quid d’une scolarité si bien commencée quand il faut errer d’un lieu à l’autre, toujours rejetés, toujours méprisés, toujours stigmatisés).

Il est beaucoup plus facile de condamner des conduites induites par nos comportements, nos regards, notre mépris que de réaliser que c’est justement cela qui conduit à certaines dérives.
Essayons plutôt de construire ensemble des projets qui leur permettent, enfin, de réaliser leur souhait : s’intégrer tout en respectant nos différences à tous.

http://romyvelines.over-blog.com/







mercredi 12 juillet 2017

Des nouvelles de la librairie JMS




Depuis le 29 mai dernier, grâce aux bénévoles et aux adhérents, la librairie JMS, société coopérative s'est engagée dans une deuxième vie.

Le projet de déménagement dans des locaux plus grands se précise au Parc Montaigne, à Fontenay le Fleury. A ce jour, le bail est en cours de négociation, le projet est dessiné, les travaux sont chiffrés, les subventions sont demandées.

1/Le budget global du projet est de 154 000€ (Travaux, compléments de stock, véhicule neuf)

2/  L’association espère obtenir toutes les subventions demandées, 96 000€, mais rien n'est encore sûr. Il reste donc au moins 58 000€ à trouver. C'est donc au sujet de ce financement complémentaire que la librairie JMS sollicite votre avis et soutien. Les banques vont être consultées. Mais pour accepter de nous prêter des fonds, les banques  demandent d'avoir un minimum de fonds propres à apporter dans le financement. Reste 20 000€ à trouver. Plusieurs solutions ont été étudiées et deux retenues qui  semblent les plus à même de garantir l’indépendance de la librairie tout en  apportant sécurité, solidité et crédibilité au projet :

Solution A : Que les sociétaires actuels augmentent leur nombre de parts sociales, ce qui augmentera les fonds propres de JMS et lui donnera une meilleure assise.
Que ces mêmes sociétaires apportent ces fonds sous forme de  « prêts en compte courant ». Ce serait un prêt avec un intérêt équivalent au taux du livret A, d'une durée à déterminer avec chacun des prêteurs, mais inférieur à 5 ans Pour la banque ce type de prêt est aussi considéré comme des fonds propres.

Solution B : Que de nouveaux sociétaires entrent dans le capital de la SCIC.
Que ces mêmes nouveaux sociétaires, une fois entrés dans le sociétariat, apportent aussi des fonds en  « prêt en compte courant » (même disposition que solution A/)
Dans un tel cas, le nouveau sociétaire pourrait entrer en prenant une part sociale à 100€ et ensuite faire un prêt d'une valeur plus importante. Au moment de la souscription pour constituer le capital de la SCIC, l'association comptait une quarantaine de membres et  a réussi à rassembler près de 50 000€ !

La  librairie JMS vous remercie par avance de votre participation. Qu'elle soit modeste ou importante, elle contribuera à l'installation d'une librairie généraliste de référence sur le canton de ST-Cyr l'école. Mais il est nécessaire de recevoir votre position et/ou votre engagement par retour de mail de votre part d'ici au 18 juillet prochain

43, Avenue Pierre Curie - 78210 SAINT CYR L'ECOLE


Tél : 01 30 58 05 45 - Fax : 01 30 58 88 85 - Courriel : librairie.jms@wanadoo.fr


vendredi 23 juin 2017

mardi 20 juin 2017

Les corbeaux au Théâtre Eurydice





La troupe Thalia Théâtre de Villepreux vous propose 4 représentations jeudi 29, vendredi 30 juin et samedi 1 juillet à 20 H et dimanche 2 juillet à 17 H.

Les corbeaux d’Henri Becque, pièce féroce représentée pour la première fois en septembre 1882 à la comédie française qui reste pourtant d une modernité troublante. L édifiante histoire de la famille Vigneron qui, après un deuil soudain, va se retrouver en proie à tous les Corbeaux de la société. Une vision noire et drôle de tous ces monstres ordinaires vivant de la mort des autres...

Un texte précis, lapidaire, du grand Henry Becque, inoubliable auteur de La Parisienne, texte féministe avant l’heure.


Elle révèle jusqu’où l’Homme peut aller dans la bassesse, le cynisme quand s’offre à lui la possibilité de posséder toujours plus.
Elle révèle l’asservissement de la Femme à cette époque où la société la cantonnait dans le rôle passif de potiche.

La mise en scène d’Yvan Chevalier et sa conduite d’acteurs permet aux comédiens de nourrir chaque personnage dans toutes leurs complexités : humour, cynisme, poésie, souffrance, résignation, résistance,

Un spectacle qui ne vous laissera pas indifférent!









vendredi 16 juin 2017

Plus d’enfants placés en rétention en France !


 Un jour, au réveil, ils sont interpellés par la police avec leur famille. Ils se préparaient pour l’école, mais leur journée bascule dans la peur. 
Après des heures dans un véhicule de police, ils sont enfermés dans un centre de rétention administrative, pour ainsi dire, une prison ! 
Derrière le grillage, ils n’ont plus de liberté, sont parfois séparés d’un de leurs parents, côtoient des adultes menottés, sont déscolarisés et vivent dans la peur d’être expulsés. 
 
Oui, en France, des enfants subissent ce traitement traumatisant au seul motif que leurs parents n’ont pas leurs papiers à jour et sont menacés d’expulsion. 
CRA 889 Avenue Francçois Miterrand 78307 Plaisir 
 Alors qu’Emmanuel Macron vient de prendre ses fonctions à la tête de l’Etat, La Cimade en appelle a une grande mobilisation citoyenne avec ses partenaires le Réseau Education sans frontières (RESF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), l’Anafé, le MRAP, le Syndicat des avocats de France (SAF), France terre d’asile et l’ASSFAM. Notre objectif : pousser le président de la République à mettre un terme à cette pratique maltraitante dont aucun enfant ne peut sortir indemne ! Il y a urgence : en métropole, le nombre d’enfants enfermés a doublé en 2016, et ils sont des milliers à subir cet enfermement à Mayotte.
Pour cela, la France est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme et pointée du doigt par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies. Le président Emmanuel Macron a le pouvoir d’interdire cette maltraitance, comme le recommande le Défenseur des droits. 
Avec La Cimade et ses partenaires, exigez la fin de l’enfermement des mineurs et de leurs parents dans des centres de rétention en signant cette pétition : PETITION


La Cimade agit en faveur des mineurs placés en rétention avec le Réseau Education sans frontières (RESF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), l’Anafé, le MRAP, le Syndicat des avocats de France (SAF), France terre d’asile et l’ASSFAM.